Imprimer
Commentaires
Ravageurs du maïs

Pour prévenir les dégâts de pyrales et sésamies, adoptez les bons réflexes agronomiques

Publié le 09/05/2022 - 09:33
par FMC

Les insectes foreurs inféodés au maïs comme la pyrale et la sésamie sont capables de causer des pertes de rendement jusqu’à 30%. Non seulement ils impactent le rendement, mais pénalisent aussi la qualité en favorisant le développement de mycotoxines

En plus des interventions nécessaires le cas échéant, il faut mettre en place des mesures prophylactiques, sinon le risque est grand de voir augmenter la pression d’une année sur l’autre. En effet que ce soit la pyrale ou la sésamie, ces deux lépidoptères sont assez peu sensibles aux facteurs météorologiques comme le froid. Ils passent facilement l’hiver à l’abri dans les résidus de culture ou les collets des maïs. « Évaluer la pression des foreurs avant récolte ou dans les résidus de culture après récolte, est un bon indicateur pour évaluer la pression pour la saison suivante », rappelle Patrick Bergougnoux, chef produits insecticides pour la société FMC 

Privilégier le travail du sol

Après avoir évaluer la pression, il est primordial d’agir sur les éléments (résidus de culture, bords de parcelles) susceptibles de constituer des refuges pour les larves. Ainsi labour, déchaumage des collets et broyage fin des cannes permettent de réduire significativement la pression « Sachant que les larves passent l’hiver dans le bas des tiges de maïs, et résistent à des très basses températures. Un broyage fin des résidus de cannes après récolte, permet de détruire directement les larves et en plus les expose aux prédateurs et parasites (la pluie et les températures douces favorisent le développement des pathogènes sur les larves). De plus, des essais réalisés dans notre réseau ont mis en évidence que le labour réduit de 30 à 50% les populations de sésamies en comparaison avec des parcelles conduites en TCS », explique Patrick Bergougnoux. Par ailleurs, il est conseillé d’être vigilant quant aux bords de parcelle enherbées et les jachères qui sont des refuges favorisant le développement des papillons.

Rester vigilant grâce aux réseaux de surveillance

Ces insectes foreurs ne laissent guère la possibilité de baisser totalement la garde. Ainsi, il peut être utile de s’appuyer aussi sur les réseaux de surveillance existants pour alerter sur la présence des insectes au printemps, et leur dynamique de vols.

Ajouter un commentaire

Pour ajouter un commentaire, identifiez-vous ou créez un compte.

Produits à comparer

Nos publications

  • Circuits Culture
  • Cultivar Élevage
  • Relations Culture
  • TCS
  • Viti Leaders