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Rumex

La lutte contre le rumex est loin d’être terminée

Publié le 24/03/2021 - 12:11

La gestion du rumex est surtout problématique dans les sols peu calcaires, limoneux et peu profonds. Crédit photo : Terres Inovia

Différents essais ont été menés par l’association Bio Bourgogne pour lutter contre le rumex. Les résultats ont été présentés lors du webinaire rencontres Sym’BIOse grandes cultures 2021. "Cette vivace a la particularité d’avoir deux modes de reproduction, explique Hélène Levieil, coordinatrice technique chez Bio Bourgogne. La première est issue de la graine et la seconde s’effectue par voie végétative c’est-à-dire par les racines. Ces deux modes augmentent les chances de survie du rumex dans le sol dont la viabilité de la graine est de l’ordre de 80 ans."

Le meilleur moment c’est au printemps

C’est surtout au moment des semis tardifs des cultures de printemps, telles que le soja ou le sarrasin, que le rumex est le plus vulnérable. C’est à cette période qu’il mobilise ses réserves pour se développer et produire ses graines. Dans ces conditions, sa destruction est d’autant plus efficace.

Différentes expérimentations ont permis de constater que les conditions préférentielles de levée du rumex se font dans les trois premiers centimètres du sol. Les faux-semis seraient donc une mesure efficace pour réduire la population de rumex grâce à la limitation de la reproduction par graines.

Dans une parcelle déjà infestée, la combinaison de pratiques avec du déchaumage en été ou avec des outils peu profonds peut montrer de bons résultats. L’objectif est de séparer les collets des racines et de passer plusieurs fois pour épuiser la plante. C’est le même principe dans les parcelles de pâturage, où des fauches rases tous les 10 à 15 jours sont une technique d’épuisement, mais dont la pratique reste fastidieuse.

D’autres essais ont démontré que la partie supérieure du pivot est celle qui recrée le plus de repousses de plantes. "Un arrachage ou une extirpation du pivot sur ses 10 premiers centimètres suffisent à limiter la reproduction par les racines", constate Julien Halska, conseiller grandes cultures chez Bio Bourgogne. L’utilisation d’outils à pattes-d’oie est plus judicieuse puisqu’ils extraient tout le pivot sur l’ensemble de sa surface et limitent la fragmentation des racines et donc leur repousse.

Adopter les gestes barrière

Il convient d’éviter les contaminations par les amendements organiques, via les composts ou les fumiers. Le compostage est très efficace puisqu’il réduit totalement la viabilité des graines de rumex dans des conditions de températures comprises entre 55 et 65 °C.

Une autre mesure consiste à nettoyer les outils de travail du sol et de récolte. L’idéal serait de terminer les travaux dans les parcelles contaminées pour ne pas infester les autres.

Enfin, de nouvelles pistes de recherche sont en cours avec la lutte par l’eau chaude. "Cette méthode montre de bons résultats mais reste coûteuse d’un point de vue énergétique et économique", souligne Julien Halska.

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