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Salon de l'irrigation Aquanide

Un grand absent : l’État

Publié le 23/09/2014 - 18:35

La première conférence du Salon de l’irrigation Aquanide s’est déroulée sans aucun représentant de l’État, pourtant invité…

Jean-Louis Laurent, vice-président des Irrigants de France constate :

Nous déplorons l’absence du ministère, car nous avions beaucoup de questions à lui poser.

Cette association nationale a en effet recensé « 30 gros projets bloqués, pour un volume de 170millions de m3 » dans l’Hexagone. En Poitou-Charentes, 160 projets devraient se réaliser, pour 47millions de m3…

Thierry Boucard, agriculteur représentant de l’association syndicale autorisée d'irrigation des Roches :

Le chemin est semé d’embûches. Nous sommes 13 agriculteurs à avoir créé l’Asa en 1997. C’est à cette époque que nous avons perdu des contrats de cultures légumières, car nous n’avions plus la sécurité de l’eau. Ensuite, l’Asa a rencontré pas mal de problèmes : d’abord,  choisir un bon bureau d’études - et éviter de prendre le moins cher ! -, maîtriser le foncier, et enfin se trouver de bons avocats ainsi que des alliances politiques locales pour défendre l’arrêté d’autorisation. Nous avons eu en tout 14recours contre nos réserves… c’est une obstruction permanente !

Jean-Louis Laurent note toutefois une piste d’amélioration :

Dans nos échecs, nous n’avons pas suffisamment anticipé le partage du projet avec les riverains et les structures locales.

Propos rejoints par Luc Servant, référent national de la gestion quantitative de l’eau pour l’APCA :

Il faut insister sur le fait que plusieurs usages peuvent être concernés, l’eau est pour tout le monde, pas que pour l’agriculture. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans le flou concernant le financement des réserves. La ministre de l’Environnement ne se prononce pas, et la circulaire sur le projet de territoire est toujours en attente sur son bureau.

L’État n’était présent que par les propos de Stéphane Le Foll, entendus sur France Inter le matin même : en substance, « Oui aux retenues, mais pas pour le maïs irrigué ». De quoi alimenter les discussions lors de ces deux journées, organisées par l’association Irrigants de France et l’Association picto-charentaise de l’irrigation.

 

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