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Protection des semences

Quelles perspectives pour l’ozone et la vapeur pour le traitement de semences des céréales à paille ?

Publié le 19/04/2021 - 14:08

La ligne de désinfection des semences par la vapeur chez terre de lin. Crédit Terre de Lin

L’interprofession Semae (ex Gnis) a organisé, le 8 avril 2021, ses rencontres annuelles filières semences céréales à pailles et protéagineux. À cette occasion, une table ronde était consacrée au traitement des semences.

Sur certaines espèces, difficile aujourd’hui de se passer de traitements de semences. Or il va bien falloir, là aussi, trouver des alternatives et anticiper de futures interdictions de solutions tout en proposant aux agriculteurs des technologies efficaces et durables. Et si la vapeur et l’ozone offraient de nouvelles perspectives ?

En 2019, la coopérative normande Terre de lin inaugurait sa nouvelle ligne de désinfection des semences de lin par la vapeur. La technologie ThermoSem a été développée par une entreprise suédoise, ThermoSeed Global. Le procédé se déroule en deux étapes, les semences passent par un premier tunnel en lit fluidifié et rempli de vapeur d’eau, puis elles sont refroidies et séchées dans un second tunnel. "L’intensité du traitement est fonction de la température, de la durée, de l’humidité et du débit de l’air auxquels sont exposées les semences. Ce procédé est inspiré des principes de la pasteurisation, la vapeur d’eau nous permet d’être plus précis, de faire des traitements à plus grande échelle sans augmenter l’humidité des semences", précise Gustaf Forsberg, responsable projet ThermoSem. Ce procédé est utilisé sur les potagères et les céréales. "La France compte dans le monde des semences. Cette première installation dans l’Hexagone devrait inspirer d’autres entreprises en France et en Europe", s'est réjoui Gustaf Forsberg.

Et c'est depuis chose faite , la coopérative Epilor, située entre Metz et Nancy a elle aussi investi dans cette technologie pour le traitement des semences de céréales à paille tout comme la coopérative Agora. "C’est peut-être une technologie plus complexe à mettre en œuvre, mais elle est efficace, prometteuse et évidemment beaucoup plus naturelle", résume Aymeric Dezobry, responsable semences à la coopérative Agora.

 

L’ozone en phase d’essai

 

Autre technologie regardée de près par la coopérative Agora, le traitement à l’ozone. "C’est un process bien connu pour le traitement de l’eau par exemple, nous le testons pour le traitement de semences. L’intérêt c’est que l’ozone O3 a une durée de vie très courte, donc la molécule ne s’accumule pas, mais il faut la générer", indique le responsable. Ces essais sont pour l’heure à l’échelle de l’expérimentation. Ils sont réalisés en partenariat avec la plateforme R&D Ozone du Campus Unilasalle Beauvais, dédiée aux applications de l’ozone dans les domaines de l’agro-industrie, de l’agroalimentaire, de l’environnement et de la chimie du végétal. "C’est une technologie prometteuse avec des résultats encourageants sur la désinfection, mais aussi sur la stimulation du système de nutrition des plantes", commente Aymeric Dezobry. Une affaire à suivre, donc, pour le développement de solutions alternatives aux produits phytosanitaires.

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