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Coopération agricole-Luzerne de France

La filière luzerne voit sereinement son avenir

Publié le 19/01/2022 - 11:29

La filière luzerne française voit vert. Credit agrarmotive/Adobe Stock

La protéine végétale made in France a de quoi se réjouir, et notamment celle de la filière luzerne déshydratée, valorisée essentiellement en alimentation animale.

Mardi 18 janvier 2022, la Coopération agricole-Luzerne de France tenait son point presse annuel: l’occasion pour la profession de rappeler ses engagements en matière de transition énergétique et les nouveaux objectifs qu’elle se fixe. En effet, la filière s’engage à réduire ses émissions de CO2 de deux tiers d’ici 2025 (référence 2012). Elle rappelle d’ailleurs les efforts déjà consentis: en 2012, une tonne de luzerne déshydratée émettait 0,396 tonne de CO2 contre 0,2 tonne en 2020.

Cette accélération de la transition bénéficiera du soutien de France Relance (à travers le volet décarbonation) et des fonds de chaleur de l’Ademe. Dans le cadre du programme France Relance, la filière luzerne a été retenue dans 17 appels à projet. En plus des aides à l’investissement, la filière bénéficiera donc d’une aide au fonctionnement structurel sur une période de quinze ans.

La filière se réjouit aussi des soutiens dont elle pourra bénéficier à travers la future PAC. L’aide couplée est en effet renouvelée et la présence de luzerne dans les assolements facilitera l’accès aux écorégimes pour les agriculteurs.

"Avec une demande soutenue et durable pour nos produits, des outils particulièrement avancés dans leur transition énergétique et des soutiens publics réaffirmés, la luzerne déshydratée entend prendre toute sa part dans la reconquête de la souveraineté alimentaire de la France et de l’Europe", a commenté Eric Masset, président de la Coopération agricole-Luzerne de France.

La production 2021 est estimée à 760.000 tonnes, un volume proche de la moyenne des 5 dernières années. Il faut souligner que la campagne aura été relativement tardive en raison du déficit de températures au printemps. La pluviométrie estivale a aussi rendu plus compliqués les chantiers de récolte. Toutefois, les marchés sont fermes, soutenus par ceux du blé et du lait notamment. Ce contexte de prix fermes est aussi à mettre en regard des coûts de production qui ne cessent de s’accroître également.

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