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Brésil

Dilma Rousseff destituée, quel avenir pour l'agriculture du pays ?

Publié le 30/08/2016 - 11:40

Les Jeux Olympiques de Rio à peine terminés, la politique reprend ses droits. La procédure de destitution de Dilma Rousseff touche à sa fin et, sauf grande surprise, elle sera évincée. Quelles peuvent être les conséquences pour le Brésil, ce géant de l’Amérique latine où le secteur agro-industriel représente 23% du PIB du pays ? 

Dilma Rousseff destituée, quel avenir pour l'agriculture du pays ? © Luzitanija/Fotolia

Selon Corn and Soybean Advisor, cet imbroglio politique a déjà pesé fortement sur le secteur agricole du pays, précisant que depuis le début de la procédure, le real brésilien s’est significativement renforcé par rapport au dollar américain. D’après l’analyste « les marchés estiment que les politiques économiques du gouvernement de Michel Temer (président d’intérim de centre droit) sont globalement plus favorables à l’économie du pays ».

Cependant, la situation économique du Brésil reste préoccupante pour le secteur agricole. La croissance ne cesse de chuter, ce qui limite la demande domestique en matières premières, d’autant que l’inflation, elle, s’envole (supérieure à 10% en 2015 selon la tribune.fr). Sans oublier que le contexte mondial de production reste défavorable aux prix du blé, soja et maïs. Pour enrayer cette inflation, la banque centrale du pays a mené une politique monétaire qui vise à augmenter ses taux directeurs. Ce qui signifie que l’accès au crédit pour les agriculteurs brésiliens devient particulièrement compliqué.

En cette fin de mois d’août, à la faveur de la procédure de destitution de la présidente, le real a atteint son plus haut niveau depuis 1 an. Soit, le renforcement du real en soi peut pénaliser les exportations et peser sur les prix payés aux producteurs, cependant, une monnaie forte signifie aussi que les prix des importations sont bien plus intéressants. Et le Brésil dépend pour une grande part des importations concernant les engrais et les produits phytosanitaires.

Enfin, comme le souligne Soybean and Corn Advisor, le président par intérim Michel Temer a nommé comme ministre de l’Agriculture Blairo Maggi, il est l’un des plus gros producteurs de soja du pays. Il aurait déjà introduit une soixantaine de mesures qui visent à réduire les coûts et la bureaucratie dans le secteur agricole. De quoi rassurer tout le secteur agro-industriel du pays qui s'est d'ores et déjà prononcé en faveur de la destitution. 

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