Imprimer
Commentaires
Antilimaces

Des solutions de biocontrôle tout aussi efficaces pour lutter contre les limaces

Publié le 29/03/2021 - 11:13

Le contrat de solution fait la part belle aux produits de biocontrôle, 21 fiches désormais font mention des produits de biocontrôle. Parmi eux, figure le phosphate ferrique pour lutter contre les limaces, dont l’efficacité n’est plus à prouver.

On reproche parfois aux produits de biocontrôle une efficacité limitée par rapport à leurs équivalents disponibles sur le marché. Mais cela ne semble pas être le cas du phosphate ferrique. D’origine minérale et naturellement présent dans les sols, il est reconnu pour avoir des propriétés létales sur les mollusques (limaces et escargots). Il agit sur le métabolisme du calcium et perturbe la contraction musculaire et l’influx nerveux du gastéropode, dès qu’il a la bonne idée de l’ingérer. Preuve de leur efficacité, les solutions à base de phosphate ferrique sont utilisées sur environ 300 000 ha, soit environ 17% de la SAU totale annuelle déployée en antilimaces pour les cultures de colza, céréales, maïs et tournesol.

Et s’il a pu prouver son efficacité, c’est aussi parce que les firmes ont travaillé la formulation des produits « On pouvait reprocher au phosphate ferrique, en comparaison du traditionnel métaldéhyde, une action un peu trop lente. De fait, avant de passer l’arme à gauche, la limace avait le temps de faire encore des dégâts », explique Pierre Olçomendy, chef marché antilimaces pour la société De Sangosse et de poursuivre « pour lever ce frein, nous avons travaillé sur différentes sources de phosphate ferrique et sur sa formulation. La substance active est optimisée par des technologies qui améliorent sa rapidité d’action. Par ailleurs la qualité et l’attractivité de l’appât ont aussi été optimisées  ».

Ainsi le phosphate ferrique peut être envisagé comme une véritable alternative au métaldéhyde et il est utilisable en agriculture biologique. « Dans le cadre d’une enquête terrain, 94% des utilisateurs de nos solutions à base de phosphate ferrique assurent n’avoir fait qu’un seul passage sur leur parcelle pour lutter contre les limaces », insiste Pierre Olçomendy. Mais il faut rappeler aussi que pour maintenir une bonne efficience de ces solutions, la démarche consiste d’abord à évaluer le risque, adapter la dose et avoir recours aux bonnes pratiques agricoles.

Un granulé antilimace sphérique pour une meilleure épandabilité

 

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir de quoi était constitué un antilimace ? Eh bien nous avons la réponse, grâce à Arnaud Hot, directeur du site de production de De Sangosse: « Une douzaine de produits différents rentrent dans la composition des antilimaces, mais à 95% c’est de la farine de blé à laquelle on ajoute les matières actives et les coformulants. » Mais ce que l’on sait encore moins c’est que la forme du granulé peut avoir un impact sur son efficacité. Facile d’imaginer un granulé cylindrique dans le process mais une bille ? C’est le pari de la société De Sangosse  « On cherchait à obtenir cette forme de bille afin d’avoir une portée de projection plus importante et donc une largeur d’épandage supérieure », explique Pierre Olçomendy. Emmanuel Piron, responsable du plateau de recherche technologique à l’Inrae nous donne les détails: « L’épandabilité d’un produit dépend de trois critères physiques différents, son diamètre, sa masse volumique et surtout son coefficient de pénétration dans l’air. Plus le granulé a une forme sphérique, meilleur sera son aérodynamisme lorsqu’on le projette par voie centrifuge. » Cette innovation made in De Sangosse a été brevetée. Après une batterie de tests réalisés par l’Irstea, le gain en largeur serait de 4m ; donc en fonction des épandeurs 28 à 36m sont atteignables 

Ajouter un commentaire

Pour ajouter un commentaire, identifiez-vous ou créez un compte.

Produits à comparer

Nos publications

  • Circuits Culture
  • Cultivar Élevage
  • Relations Culture
  • TCS
  • Viti Leaders