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Lutte alternative

Biocontrôle, qu'en pensent Carrefour et Bonduelle

Publié le 02/02/2021 - 10:08

"Le biocontrôle ne parle pas aux consommateurs, évoque Océane Chat-Morteau, responsable du dossier agroécologie fruits & légumes de Carrefour lors des 7es rencontres annuelles du biocontrôle, événement organisé par IBMA France, le 26 janvier 2021. Il est donc nécessaire de faire de la pédagogie. Pour un consommateur bio, c’est ancré. Mais un producteur conventionnel qui veut produire de façon plus durable et utiliser du biocontrôle est confronté à l’agribashing, avec le consommateur qui ne comprend pas pourquoi le pulvérisateur est sorti plus fréquemment."

Mais avec les différentes certifications, les cahiers des charges, ne va-t-on pas perdre le consommateur alors qu’il ne connaît que le bio ? "Aujourd’hui nous sommes d’accord sur le fait qu’il faut partir sur une agriculture plus durable, entre le conventionnel et le bio, où nous allons chercher le meilleur du conventionnel comme la productivité, et récupérer le meilleur du bio comme la biodiversité et la réduction des intrants. Tout le monde est aligné pour aller sur cette troisième voie. Il y a de nombreux labels qui existent sur le marché, comme le cultiver sans, le zéro résidu. Nous devons travailler de façon commune pour aller vers quelque chose de plus grand et qui parle à tous."

Daphné Souliez, responsable des projets de protection et qualité des cultures chez Bonduelle, est également intervenue pour expliquer la vision de Bonduelle, pour qui le biocontrôle est présent dans le cahier des charges. "Des solutions existent pour les pois, haricots et flageolets et quelques légumes maraîchers, mais ils sont inexistants ou peu efficaces pour certains légumes, indique Daphné Souliez. En Hauts-de-France, 20 % des surfaces ont reçu une ou plusieurs applications de produits de biocontrôle. Et cela peut monter jusqu’à 80 % pour les flageolets. Toutefois Daphné Souliez note certains freins au développement du biocontrôle : le manque de solutions pour certains légumes, la mise en œuvre technique notamment quand l’agriculteur doit réaliser 6 à 8 passages, et la stabilité des résultats pendant une campagne très chaude où les micro-organismes peuvent manquer d’efficacité.

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